Journal communal

La commune de Vulliens fête l'arrivée des transports publics au centre du Village.

Le vœu citoyen de voir desservir la commune de Vulliens par les transports publics se réalise enfin. Jusqu’ici, les demandes étaient restées vaines, mais avec le regroupement scolaire, le dossier a enfin pu trouver une issue favorable.
Depuis l’annonce de l’approbation de toutes les communes concernées par le prolongement de la ligne CarPostal 10.383 en avril 2017 et la mise en consultation du nouvel horaire des transports publics en mai 2017, la Municipalité s’est mise à l’œuvre pour étudier en profondeur le projet à présenter à son Conseil général. Estimé à quelque CHF 383'000.00, la demande de crédit comprenait l’aménagement d’une place de rebroussement des bus devant la grande-salle avec un quai et un abribus, ainsi qu’un aménagement d’arrêts sur la route du Borgeau au lieu-dit « Le Corria ». Le préavis ayant été adopté par l’assemblée du Conseil général le 12 octobre 2017, les travaux peuvent débuter rapidement, grâce à la disponibilité de l’entreprise Camandona.
L’accès aux bus de CarPostal doit être prêt pour le 11 décembre 2017, date de la mise en service de la nouvelle grille horaire des transports publics. Le défi est de taille pour offrir l’accès dans les temps. Si la météo a été favorable jusqu’en décembre, il faut dire que les derniers jours ont donné quelques sueurs froides à nos responsables municipaux. Toujours est-il que les efforts des ouvriers de l’entreprise Camandona, qui ont travaillé courageusement par tous les temps, ont rendu possible l’accueil des bus le 11 décembre 2017. Certes, le quai n’est pas encore terminé et l’abribus n’est pas en place, mais les véhicules peuvent emprunter la voie définitive de la ligne. A l’arrêt du Corria, seul le panneau d’horaires signale l’endroit des arrêts qui seront concrétisés dans le courant du printemps.
Afin de marquer cet événement, la Municipalité a organisé une soirée d’inauguration, vendredi 15 décembre 2017. Environ 120 personnes se sont inscrites pour faire le circuit de la ligne à bord des bus mis généreusement à disposition par CarPostal à l’horaire de 17h46. Embarquement devant la grande-salle de Vulliens. Le parcours complet dure une heure et quart et passe par la halte du bus TL de la ligne 62 à Vulliens, poursuit par Vucherens, la Râpe pour rejoindre la route de Berne jusqu’à Bressonnaz, puis on remonte sur Syens, Vucherens, Vulliens, Carrouge, Mézières, la Croix d’Or, Ussières, Ropraz, Corcelles-le-Jorat, Montpreveyres, Ecorcheboeuf, Mézières, Le Borgeau et retour sur Vulliens.
Le Jorat reste une région dangereuse, pour preuve, l’incident majeur qui s’est produit à la hauteur de la halte de la chapelle à Vucherens. Le véhicule a été arrêté par un pseudo-policier en uniforme (Etienne Cherpillod, Municipal de Vucherens) et les Brigands du Jorat sont montés à bord pour prendre en otage le Syndic de Vulliens, Olivier Hähni. L’émotion passée, tous les voyageurs ont repris sereinement le voyage, à part le petit Dan, le fils d’Olivier, qu’il a fallu rassurer durant le reste du parcours sur le sort qui était réservé à son papa.
Il faut l’admettre, à certains endroits les chauffeurs doivent faire preuve de beaucoup de professionnalisme et de prudence, les routes étant étroites et sinueuses dans nos villages du Jorat.
A l’arrivée à Vulliens, l’accueil se fait à la grande-salle, ouverte pour une courte partie officielle, dédiée principalement aux remerciements adressés à toutes les instances qui ont permis de mener à bien ce projet : les responsables de la Direction générale de la mobilité et des routes, de CarPostal, au bureau de géomètres NPPR à Moudon, aux membres du Conseil général qui ont accepté le préavis municipal et aux ouvriers de Camandona, qui ont tout donné pour tenir les délais.
Les Brigands du Jorat acceptent de rendre la liberté au Syndic de Vulliens, contre la remise d’une rançon bien entendu, mais également la dégustation de l’Eau de feu contenue dans la traditionnelle gourde de peau.
La soirée se poursuit dans la convivialité d’une verrée offerte dans le cadre des fenêtres de l’Avent de la commune, avec distribution des cornets pour les enfants.

 

 

Après une longue période de beau temps et de sécheresse, voici le mois de novembre qui s’annonce avec ses baisses de température, son vent et peut-être de la pluie, pour soulager la nature et redonner force à nos sources d’eau. Chacun prend ses quartiers d’hiver, les jours sont plus courts et les longues nuits nous hantent déjà.
 
Quoi de plus réjouissant, pour garder le moral au beau fixe, que de se retrouver tous ensemble, dans une chaleureuse ambiance, autour d’un succulent repas ? C’est pour cette raison que nos aînés apprécient particulièrement cette journée qui leur est spécialement dédiée.
 
L’apéritif permet de prendre des nouvelles des uns et des autres, puis le Syndic, Olivier Hähni, salue l’assistance et invite tout le monde à prendre place. La parole est donnée au Pasteur, Nicolas Merminod, qui apporte son message d’encouragement à vivre sa vie plutôt que de la rentabiliser et de chercher la performance à tout prix. La valeur de la vie s’apprécie en termes de relations entretenues avec les autres.
 
Notre traiteur coutumier et apprécié, le restaurant des 3 Suisses à Vucherens, nous a concocté un repas de saison, avec son feuilleté aux chanterelles en entrée, suivi d’une délicieuse araignée de veau. Avant le fromage, l’animateur de la première journée des retraités, le célèbre Dr Silac, s’est mis en tête de nous détendre les zygomatiques. Avec son accent suisse-allemand trompeur et celui bien de chez nous, il enchaîne sketchs, blagues et devinettes. Sa dextérité à jouer de deux trompettes à la fois et sa virtuosité au cor des Alpes nous a coupé le souffle.
 
Tout le monde s’est bien amusé et l’après-midi s’est terminé tout en douceur avec le dessert, le café et le pousse-café. C’est donc repu et l’âme sereine que chacun a pu regagner sa chaumière, en pensant déjà à se réserver pour la rencontre de l’année prochaine.
 
Bonnes fêtes de fin d’année à tous et bonne santé !

 

En raison des vacances estivales, c’est seulement le mardi 29 août dernier qu’une délégation de la Municipalité est venue rendre visite à sa nouvelle nonagénaire, Madame Bluette Pilliard.
Née le 8 août 1927, fille de Constant et Frieda Héritier, Bluette était la 6ème d’une fratrie de 4 filles et 4 garçons dont elle est la seule survivante aujourd’hui. 
C’est à l’âge de 7 ans qu’elle est arrivée dans la famille Pilliard à Vulliens. A 20 ans, elle rejoint l’hôpital de Moutier où elle travaille d’abord en buanderie puis en chambres, après 3 ans elle se déplace à Berne où elle se met au service de la famille du directeur des Sœurs Diaconesses ; ça reste un très bon souvenir. Avant son départ prévu pour Cologne, elle passe à Vulliens où la famille Pilliard lui annonce qu’elle a besoin d’elle. C’est donc ainsi que Bluette n’a plus quitté notre commune. Elle s’est mariée avec André Pilliard et lui donna 2 enfants, Louis en 1953 et Denis en 1954. 
Elle a dispensé des cours de couture à l’école du village alors qu’il manquait de maîtresse, puis s’est formée, avec le soutien de Mme Guisan, la femme du Docteur, pour apporter son aide aux personnes âgées à leur domicile. Pour pratiquer, elle a dû passer son permis de conduire, à l’âge de 50 ans. Ce nouvel atout lui a permis de prendre soin de son mari, atteint dans sa santé, qui s’en alla en 1999. 
Bluette reste très active, elle aime les voyages et se targue d’avoir visité les USA en 1975, côte Est et côte Ouest, durant 3 semaines. Elle a voyagé aussi au Portugal, en Espagne, en Grèce, en Italie et à Paris, où elle s’est rendue encore l’année dernière pour la fête des mères. Ils ont arpenté la ville à pieds et visité de nombreux monuments durant 4 jours, entre autres la Tour Eiffel et le cimetière du Père-Lachaise. D’un esprit très vif, elle prend aussi volontiers part aux jeux de société avec sa famille et ses 4 petits-fils qu’elle affectionne particulièrement, Nicolas, Michael, Gilles et David. 
On ne peut pas parler de Bluette Pilliard sans faire mention de son magnifique jardin, où se côtoient pêle-mêle légumes, fruits, fleurs, dont elle prend soin avec tant de respect. En même temps, elle est bonne cuisinière et mijote volontiers de bons petits plats pour ses enfants et petits-enfants, plusieurs fois par semaine.
Toujours aussi déterminée, elle s’est lancée un nouveau défi pour ses 90 ans, qui va se concrétiser tout prochainement : un vol en ballon !
Les représentants de la Municipalité de Vulliens remercient toute la famille pour l’accueil chaleureux et convivial qui leur a été réservé le 29 août dernier et souhaitent à Bluette beaucoup de plaisir pour son vol en ballon et une bonne santé, pour fêter encore de nombreux anniversaires.

La commune de Vulliens voit sa population augmenter rapidement cette année avec ses 466 habitants au 31 décembre 2016, elle a atteint les 500 habitants au 1er avril 2017, pour se situer déjà aujourd'hui à 516. C'est le résultat des nombreuses constructions débutées en 2015-2016 et qui s'achèvent.
La Municipalité a souhaité marquer le coup, pour la 500ème habitante, Madame Maude Öztürk-Bürli, et c'est avec plaisir qu'elle a accueilli cette jeune famille au bureau du contrôle des habitants pour une photo en compagnie du Syndic, M. Olivier Hähni.
Venus de Ropraz, Mohammed, Maude et leur fille de 2 ans, Zeliha, ont trouvé à Vulliens un appartement plus spacieux. Au nom de la Municipalité de Vulliens, nous leur souhaitons un heureux épanouissement dans notre village.

4ème d’une fratrie de 5 enfants, Jeannine Chappuis, née Charles, fille d’Henri et de Rose, paysans à Suscévaz, a vu le jour le 31 mai 1927.
Toute son enfance s’est déroulée dans la ferme familiale. Après l’école, il fallait aider sur le joli domaine : éclaircir les 5 poses de betteraves à sucre, soigner une pose de vigne, surveiller les cochons. A cette tâche, Jeannine se souvient avoir laissé échapper un cochon qui a traversé la route. Une voiture s’est arrêtée. Le conducteur n’était autre que le Général Guisan qui s’est exclamé « c’est bien la première fois que je me fais arrêter par un cochon ! ». Ses souvenirs l’emmènent aussi au jour où son père l’avait obligée à conduire le tracteur pour tourner le foin. Alors qu’elle ne savait pas comment tourner au bout du champ, elle a continué tout droit dans le champ de pommes-de-terre voisin en faisant gicler tous les rangs. A la conduite du tracteur, elle préférait les balades au Suchet pour aller cueillir des framboises.
Pour sa dernière année scolaire, s’est à vélo qu’elle se rendait à Yverdon pour y suivre l’école ménagère. Puis elle a passé une année à Rohrbach, dans une famille qui tenait une boulangerie. Elle s’y est bien plu et projetait de rester dans le coin pour y faire un apprentissage de cuisinière. Mais deux jours avant la fin de son séjour, son père est venu la chercher, de peur qu’elle ne rentre pas. Les parents voulaient qu’elle reste à la ferme pour y travailler avec son frère.
Mais voilà qu’une rencontre avec un charmant jeune homme, venu suivre un apprentissage de charron à Mathod, vint bouleverser la destinée de cette jeune fille. Depuis Vulliens, Raymond Chappuis n’a jamais hésité à faire des kilomètres à vélo pour rejoindre sa belle, durant plusieurs années.
Le mariage a dû être une première fois renvoyé, en raison du décès du grand-père de Jeannine. Mais le grand jour fut célébré le 6 décembre 1953. Le couple vécut à Mézières jusqu’en 1956, avant la naissance de leur première fille, Chantal. C’est à ce moment qu’ils achetèrent la maison de Vulliens, lorsque Raymond fut engagé comme employé communal. Puis la famille s’est agrandie avec Josette et Jean-Philippe. 
Jeannine a travaillé durant 25 ans à la conciergerie des classes d’école de Vulliens. Actuellement, elle est l’heureuse grand-maman de 7 petits-enfants et 2 fois arrière grand-maman.
Les représentants de la Municipalité de Vulliens remercient toute la famille pour l’accueil chaleureux et convivial qui leur a été réservé le 30 mai dernier et souhaitent bonne santé à Jeannine et à Raymond pour fêter encore de nombreux anniversaires.

Et voici la 8ème personne domiciliée à Vulliens qui passe le cap des 90 ans !
 
Raymond Chappuis ! Qui ne connaît pas notre ancien employé communal, qui a œuvré durant 32 ans dans la commune ?
 
Né le 22 novembre 1926 à Vulliens, fils d’Octave et Ida, cadet de 3 garçons, il a travaillé sur le domaine familial jusqu’à 20 ans ainsi que chez divers agriculteurs avant de faire enfin un apprentissage de charron à Mathod. C’est à cette période qu’il fit la connaissance de celle qui allait devenir son épouse pour toujours, Jeannine !
A 24 ans, il reprit l’exploitation d’un atelier de charronnage à Mézières et se maria en 1953. En 1956, la Commune de Vulliens mit au concours un premier poste d’employé communal et engagea Raymond Chappuis. Elle n’a jamais regretté ce choix. Il acheta alors la maison où il vit actuellement, avec un atelier de menuiserie, lieu-dit « Le Pâquis ». 3 enfants vinrent animer la famille, Chantal, Josette et Jean-Philippe. Jusqu’à 62 ans, il s’est dévoué à sa commune et aux nombreuses tâches dévolues à sa mission : entretien du domaine forestier, formation des apprentis bûcherons, conciergerie, entretien des routes, du réseau d’eau, du cimetière, accompagnement des familles en deuil, etc.. Les représentants de la Municipalité présents, dont certains l’ont connu à l’œuvre alors qu’ils n’étaient encore que des bambins, n’ont pu que le remercier pour les nombreux services rendus.
Ses enfants ont profité de ce moment de partage pour se rappeler les inoubliables promenades dominicales où il les initiait à la connaissance de la nature et au respect qui va avec. Mais également pour le féliciter d’avoir su, avec son épouse Jeannine, donner un charme tout particulier à cette jolie maison, en la parant de fleurs et d’un magnifique jardin potager.
La famille s’est bien agrandie depuis, avec 7 petits-enfants qui illuminent leur vie et depuis peu, 2 arrières petits-fils qui les comblent de bonheur.
Il ne nous reste qu’à remercier toute la famille pour la sympathique et chaleureuse soirée et souhaiter à Raymond, une excellente santé et de nombreux autres anniversaires.

 

Décidément, l’air de Vulliens est plutôt bénéfique à ses habitants  puisque le privilège est à nouveau offert aux autorités de la commune de fêter une nouvelle nonagénaire, ce qui porte à 7 les personnes domiciliées dans cette commune ayant passé les 90 ans. 

Le 8 novembre 1926, Mollie Grace Langdon naquit à Londres en Grande-Bretagne dans une famille dont elle est la deuxième de trois enfants. Après ses études et un début de carrière à Londres, elle est mutée en 1948, avec un petit groupe de collègues, pour travailler auprès de l’ONU à Genève. C’est à ce moment qu’elle fit la connaissance de celui qui deviendra son époux, Charles Hack, d’une famille genevoise et pharmacien à Lausanne.
 
Le couple s’installe à Lausanne en 1950 et trois enfants, Michel, Pierre et Marianne, vinrent agrandir la famille. C’est au hasard d’une discussion avec un ami proche que le projet de construire une maison de campagne les amène à acheter un terrain à Vulliens. C’est donc en 1964 que ce rêve se concrétise. La maison a été une excellente retraite pour les enfants lors de leurs études, puis elle est devenue le domicile principal en 1990. C’est là que Madame Mollie Hack se sent vraiment chez elle. Bien que citoyenne suisse, elle a gardé, bien ancré, le charmant accent de son pays d’origine.
 
La délégation de la Municipalité, venue apporter ses vœux en ce mardi
8 novembre, a eu le privilège d’être accueillie par ses deux fils et leurs compagnes, ainsi que ses deux petites filles, Gabrielle et Catherine.
Ce sont des plats chinois qui sont servis à cette occasion. Mollie Hack a découvert cette cuisine dans un des premiers restaurants chinois qui s’était ouvert à Genève et elle l’apprécie tout particulièrement.
 
La soirée s’est déroulée dans une ambiance très cordiale et nous quittons notre nouvelle nonagénaire et sa famille en les remerciant sincèrement pour leur accueil chaleureux et en leur souhaitant une agréable lecture de la gazette de Lausanne, éditée le jour de la naissance de Mollie Hack.
 
Nos meilleurs vœux de santé à Madame Mollie Hack.

Cette nouvelle édition de notre incontournable journée des retraités s’est déroulée à une date qui n’aurait pas pu être mieux choisie. En effet, le temps exécrable et les pluies incessantes nous ont permis de profiter pleinement de l’ambiance chaleureuse et de la convivialité de notre grande-salle.

L’apéritif à l’accueil invite chacun à prendre des nouvelles et à échanger sur des sujets d’actualité. La Mérinette est fidèle au rendez-vous pour agrémenter musicalement cette journée et encourager quelques amateurs de danse. Comme à l’accoutumée, les tables sont admirablement dressées et décorées pour les 56 convives, invités à prendre place par le nouveau Syndic, Olivier Hähni, qui souhaite la bienvenue et un bon appétit.

Fidèle également, notre traiteur du Restaurant des 3 Suisses à Vucherens, que nous remercions pour ses plats succulents, toujours attendus avec curiosité et impatience. L’entrée avec ses rillettes de truite fumée était parfaite et délicieuse. Après cette mise en bouche, la parole est donnée au pasteur, Nicolas Merminod, qui touche son auditoire par son éloge aux aînés, en expliquant que chaque étape de la vie doit être vécue positivement. Si les jeunes ont la vie devant eux, se fixent des objectifs et cheminent pour obtenir quelque chose, pour arriver aux buts fixés, les aînés, dont la vie est derrière eux, peuvent se réjouir de pouvoir enfin prendre le temps, recevoir et accepter l’aide qui leur est offerte. Ces paroles réconfortantes débouchent sur le service du plat de résistance, traditionnel mais non moins apprécié, « jambon, haricots secs et gratin de pommes-de-terre ». Avec le fromage, le Syndic annonce une animation surprenante, proposée par le duo «STAP » percussions et claquettes qui a su réveiller…(non personne ne dormait !) curiosité et admiration. Dessert et café se succèdent et les discussions se prolongent. Tout le monde se sent bien et c’est l’âme réchauffée que chacun prend congé en se réjouissant du rendez-vous de l’année prochaine.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous et bonne santé !

Si l’année dernière, le potentiel de nouveaux citoyens nés en 1997 (2) n’a pas permis d’organiser une réception, la Municipalité a décidé de réunir les natifs des deux années, 1997 et 1998, pour une soirée fixée au vendredi 28 octobre 2016.

Les Autorités de la Commune de Vulliens ont donc accueillis les 6 nouveaux citoyens ayant répondu favorablement à l’invitation sur 11.

Après un déplacement groupé de la grande-salle au Restaurant des 3 Suisses à Vucherens, la soirée débute par une présentation des membres de la Municipalité et leurs attributions respectives. Au tour du Président du Conseil, Christophe Chappuis, pour encourager les nouveaux citoyens à participer aux votations et aux séances du Conseil général, dont certains sont félicités pour en être déjà membres. Les décisions d’aujourd’hui auront des conséquences sur leur avenir et c’est important qu’ils y soient associés. Suit le Boursier et Préposé au contrôle des habitants, Roger Stettler, qui transmet les conseils utiles en matière d’impôts, de pièces d’identité et de changement de domicile. Chacun des invités reçoit en cadeau, un exemplaire du journal paru le jour de sa naissance.
 
La soirée se poursuit autour d’une excellente fondue vigneronne. Les discussions vont bon train, entre autres sur les formations en cours, les intérêts de chacun et leurs projets d’avenir. En filigrane, l’organisation du Rallye des Jeunesses en juin prochain à Vulliens, occupe une grande partie des membres de la société de Jeunesse.
 
Les expériences de collaboration acquises au fil de leurs implications dans des projets d’équipe participent pleinement à leur développement personnel. Les Autorités ne peuvent que se réjouir des liens de confiance tissés avec cette jeunesse remplie d’ambition et lui souhaite plein succès pour son avenir.

Le 24 mai 2016, sous la présidence de M. le préfet du district Broye-Vully Olivier Piccard, les autorités pour la législature du 01.07.2016 au 30.06.2021 ont été installées. 76 citoyens ont été assermenté. Puis ce fut le tour de la nouvelle Municipalité. Sur la photo de gauche à droite : Hähni Olivier, Syndic, Henzer Jean Maurice, Cherpillod Yvan, Thonney Stéphane et Bardet Loïc - municipaux.

Le visage de la nouvelle Municipalité pour la législature 2016-2021 est connu. De gauche à droite : Yvan Cherpillod, Stéphane Thonney, Hähni Olivier (Syndic), Loïc Bardet (nouveau), Jean Maurice Henzer (nouveau).

Enfin l'hiver montre son vrai visage, pour cette soirée où la Municipalité de Vulliens s'est déplacée tout à l'extrémité de la commune, au domicile de Madame Eva Thonney, pour fêter ses 90 ans.

C'était aussi un mardi, le 12 janvier 1926, lorsque la petite Eva vint au monde dans la ferme du château de Ropraz, propriété de sa mère Anna Rod née Rouge. Elle avait épousé Emille Rod, qui était domestique au château.

Eva arriva après 3 petits frères décédés à la naissance; c'était la cigogne qui l'avait déposée sur le toit du poulailler. Restée enfant unique, elle s'est beaucoup ennuyée jusqu'au jour où elle put commencer l'école, en promettant de rester tranquille, à l'âge de 4 ans ! Pour l'époque, c'était une exception, qu'elle accueillit avec grand bonheur.

A l'adolescence, elle fréquentait volontiers les fêtes de villages et c'est lors d'une soirée de gym à Mézières qu'elle fit connaissance de Louis Thonney. C'était à pieds ou à skis qu'il fallait se déplacer à Vulliens pour lui rendre visite. La distance ne les a pas retenus pour autant et c'est le 26 novembre 1949 qu'ils se marièrent à l'église de Mézières.

La famille s'agrandit très vite, Mireille en 1950, Alain en 1953 et Gilbert en 1956. Une vie heureuse consacrée aux travaux de la ferme et à sa famille, très unie. Son époux s'en est allé en 2010, mais elle est restée très active et bien entourée par ses enfants et son petit-fils, Bryan. Madame Eva Thonney a gardé un esprit vif et une excellente mémoire qu'elle entraîne grâce aux mots croisés et en jouant aux cartes.

La Municipalité lui transmet ses meilleurs voeux et remercie la famille Thonney pour l'accueil généreux qu'elle lui a réservé.

C'est avec de lumineux sourires que la délégation de la Municipalité est accueillie au domicile de Monsieur Albert Cavin, dit "Mickey", pour fêter, avec quelques jours d'avance, son 90ème anniversaire.

Né le 4 janvier 1926 à Vulliens, fils de Franck Cavin, buraliste et facteur, et de Bertha Cavin, née Chappuis, Albert Cavin est le cadet d'un  frère, maintenant décédé et d'une soeur domiciliée en France. Il doit son surnom au fait que dans le village, il y avait déjà trois Albert, et il était le plus jeune.

A la sortie de l'école, comme c'était souvent le cas à cette époque, il fut envoyé en Suisse allemande pour apprendre la langue de Goethe durant 14 mois au bureau de poste d'Umliken. C'était donc déjà une évidence : il deviendra buraliste et facteur, comme son père et son grand-père, Héli, qui inaugura la première poste à Vulliens en 1898. De retour de son stage linguistique, il poursuit son parcours "postal" en travaillant 6 ans à Genève puis 6 ans à Vevey. C'est là qu'il rencontra celle qui deviendra son épouse, Rose-Marie Revaz, de Vernayaz. Albert reprit les rennes du bureau de poste de Vulliens à la retraite de son père en 1960 et sillonna les chemins du village, avec sa casquette, pour la distribution du courrier. Puis ce fut le mariage, célébré à l'église de Mézières le 18 janvier 1964. De cette union naquirent 2 filles, Catherine et Sylviane.

Durant plus de 30 ans, M. et Mme Cavin ont su se faire apprécier de leurs clients par leur accueil chaleureux et leur dévouement, jusqu'à l'âge de la retraite d'Albert, en 1991. Pour l'anecdote, on peut dire que le courrier fut distribué durant près de 100 ans à Vulliens par la même famille, sur 3 générations.

Aujourd'hui, entourés de leurs filles et de leurs deux petits-enfants, Laura et Steeve, ils profitent d'une belle retraite. Ils aiment voyager (M. Cavin conduit toujours !) et ont gardé toute leur jeunesse grâce à leur bonne humeur et peut-être aussi au nectar produit par leur vigne "Clos de la Crause" ?

La Municipalité remercie la famille Cavin pour leur acceuil généreux et leur souhaite de garder leur humour et sourtout une bonne santé.



Nous sommes au lendemain des attentats de Paris, perpétrés par des êtres qui n’ont plus rien d’humain et dont le cerveau a été programmé pour faire le plus de victimes innocentes possibles.

Comme un sort jeté à ces atrocités, ignorant cette vague destructrice déferlant sur notre monde, la nature exhibe toute sa puissance en nous gratifiant d’une merveilleuse journée ensoleillée de fin d’automne, invitation à la convivialité et au partage.

C’est donc dans cet esprit que nos aînés se retrouvent une nouvelle fois avec joie dans la grande salle pour l’apéritif. Les tables, dressées avec soin pour 80 convives, dévoilent de très jolies décorations de saison. Sur le coup de midi, le Syndic, Daniel Schorderet, souhaite la bienvenue à tout-en-chacun et nous invite à prendre place. Puis c’est le pasteur, Nicolas Merminod, qui prend la parole pour nous inciter à réfléchir sur la définition du mot « convertir » et sur le sens que nous voulons donner à nos vies.

Agrémentée par une production musicale de la Mérinette, la délicatesse de l’entrée sera particulièrement appréciée, avec son risotto raffiné, au safran de Vulliens (vous m’en direz tant !). Nous avons également pu apprécier l’harmonie des voix des Mec’connus de la Bressonne, qui en réponse aux événements du vendredi soir, ont risqué l’interprétation d’une utopie, celle de réunir tous les humains... Le savoureux repas, concocté par notre fidèle traiteur du Restaurant des 3 Suisses à Vucherens, se termine en apothéose avec un délicieux parfait glacé au vin cuit. Et avec la Mérinette qui propose de se « reproduire »… volontiers, la journée n’a pas manqué de moments joyeux et de rires.

C’est ainsi que nous avons pris congé les uns des autres, l’âme réchauffée avant les frimas de l’hiver et en se réservant une petite place pour l’année prochaine.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous et bonne santé !

 

 

 

La Municipalité de Vulliens s’est rendue dans le hameau de Seppey, le jeudi 21 mai dernier, pour fêter les 90 ans de M. Michel Burnand. Chaleureusement accueillie par un jubilaire à l’esprit pétillant, son épouse et ses trois enfants, la Municipalité a pu partager un moment fort sympathique.

Surplombant le château, avec un magnifique dégagement, la superbe propriété de Michel et Béatrice Burnand est un vrai havre de paix. La belle et grande bâtisse a été construite en 1934 pour permettre aux deux familles héritières du château de passer, ensemble, certaines périodes de l’année à Seppey, au lieu de se partager l’occupation du château à tour de rôle. A l’intérieur, on peut y admirer des tableaux du célèbre peintre Eugène Burnand, de son fils David et de son épouse, Julia Girardet, elle aussi sortie d’une lignée d’artistes.

Issu d’une famille bourgeoise de Vulliens depuis le 16ème siècle, Michel Burnand est le fils de Marcel Burnand et le petit-fils du peintre Eugène Burnand, dont la notoriété a amplement dépassé les frontières régionales, voire nationales. Né à Paris le 21 mai 1925, Michel Burnand y a passé toute son enfance et s’est engagé dans l’armée française à l’âge de 19 ans. Blessé au front en Allemagne, il fêta ses 20 ans à l’hôpital, et l’armistice par la même occasion. Imprimeur de formation, il s’est rapidement intéressé à l’édition et au commerce du livre, ce qui l’a conduit à travailler pour la célèbre maison Hachette. En novembre 1950 à Paris, il épousa Béatrice, née Guillerme, dont les parents étaient amis avec ceux de Michel. De leur union naquirent Charlotte en 1952, François en 1953 et Cécile en 1964. C’est à la naissance de cette dernière, pour des raisons professionnelles, que la famille revient en Suisse, à Genève. Durant la grève générale de 1968, Michel Burnand a contribué à poursuivre, depuis Genève, la distribution des livres de la maison Hachette dans le reste du monde.

Aujourd’hui, la famille s’est agrandie avec 7 petits-enfants et 1 arrière-petite-fille. C’est à Seppey que Michel et Béatrice Burnand se sentent le mieux et retrouvent leurs véritables racines. Michel Burnand est membre du Conseil général de Vulliens et de l’Abbaye de la Paix. Il est également membre des 3 Abbayes de Moudon.

La Municipalité remercie la famille Burnand pour le merveilleux moment passé en leur compagnie et leur souhaite de garder leur humour et surtout une bonne santé.

 

C’est le vendredi 8 mai 2015 en fin de journée que la Municipalité s’est rendue au domicile de Mme Marcelle Stettler, pour fêter ses 90 ans et lui remettre le présent que la Commune réserve à ses nonagénaires.
A ses côtés, ses 3 garçons et 2 belles-filles nous ont accueillis dans ce petit salon chaleureux, fleuri pour la circonstance. Mme Stettler a fait honneur à ses invités en les accompagnant jusqu’à tard dans la soirée autour d’un bon verre et quelques succulentes gourmandises.
Il faut reconnaitre qu’elle a surmonté pas mal d’obstacles dans sa vie, qui lui ont sans doute forgé son caractère volontaire.
Fille unique de Marguerite Bovat, née Chappuis et de Daniel Auguste Bovat, agriculteur et garde forestier, Marcelle est née prématurée le 8 mai 1925, dans une ferme isolée de Vulliens, au lieu-dit « Le Marais ». En la voyant, son grand-père se serait exclamé : « Quel avorton ! ». Malgré les moyens limités de l’époque, elle a survécu, affirmant déjà cette volonté qui la distingue.
Puis à l’âge de 12 ans, elle perdit son père, malade, et resta seule avec sa mère, de santé fragile, qu’elle a soutenue du mieux qu’elle a pu du haut de son jeune âge.
La 2ème guerre mondiale sévissait et le 8 mai 1945, jour de la signature de l’armistice, la jeune Marcelle fêtait ses 20 ans. Mais un nouveau malheur allait s’abattre le 18 juillet 1946, avec l’incendie qui détruisit la ferme familiale. Marcelle et sa mère trouvèrent refuge aux « Sept-Poses » chez ses parrain et marraine.
Heureusement, d’autres moments plus réjouissants lui étaient réservés. Elle se maria le 8 avril 1947 avec Albert Stettler. Pour l’anecdote, la Société de Jeunesse de Ropraz, dont Albert était membre, avait prévu de partir 1 semaine en course à Venise, et proposa à Albert et à sa jeune épouse de les accompagner en guise de voyage de noces. Ce fut un excellent souvenir. A leur retour, Marcelle et Albert Stettler emménagèrent dans la ferme qu’elle avait réussi à acheter à la Commune de Vulliens avec 2 poses de terrain. Sa mère vint les rejoindre et vécu encore 17 ans avec eux.
3 garçons sont nés de leur union : Claude, Roger et André.
Pour leurs 20 ans de mariage, Marcelle et Albert décidèrent d’aller visiter Capri et, drôle de coïncidence, ils se retrouvèrent avec le même guide qui leur avait fait découvrir Venise, 20 ans auparavant.
Albert Stettler, modeste agriculteur, a conduit les bus scolaires du groupement durant une trentaine d’années. Il s’en est allé en août 2009.
Par bonheur, la famille s’est agrandie avec 9 petits-enfants et 10 arrières petits-enfants qui font la joie de Marcelle qui vit encore chez elle, indépendante et toujours aussi volontaire.
Si vous la croisez au bord de la route avec son « rollator » ralentissez et faites-lui un petit bonjour de la main.
Merci à Marcelle et à ses enfants pour l’accueil sympathique et tous nos souhaits de bonne santé pour la suite.